Stop SOPA
Dans Non classé by Carole_F - 15 janvier 2012, 18:20
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Je, tu, nous, ensemble quoi !
Dans Non classé by Carole_F - 15 janvier 2012, 18:20
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Malgré des sujets importants et la fin du monde qui approche
, j’ai suivi avec grand intérêt la polémique engendrée par la suppression de « Mademoiselle » dans les formulaires administratifs.
C’est bien de cela qu’il s’agit et non pas de supprimer le mot « Mademoiselle », voyons, certain(e)s n’auraient-ils pas compris ?
Comme j’aime procéder de façon empirique, je vais vous parler de mon cas particulier, en espérant, en espérant quoi ? Vous ouvrir un peu les yeux sur cette case à cocher. Je conçois que pour la jeune femme, cocher Mademoiselle, pas de problème, puis elle se marie, et hop, on coche Madame et on change de nom. Il paraît que c’est la norme. Ah ? Vous êtes sûr(e)s ? Parce que, hein, les divorces, les concubinages, les pacs, les couples pas couples, les couples de même sexe, celles qui gardent leur nom, les célibataires endurcies, etc etc …, non, non, ce n’est pas d’actualité …
Administrativement parlant, on coche Mademoiselle, quand on n’est pas ou plus mariée, jusqu’à la mort, ça c’est le principe. Ah non, si on est veuve, on reste Madame, enfin Madame feu son mari.
Donc, quand j’étais jeune fille, je cochais Mademoiselle sans me poser de question. Puis je me suis mise en couple, mais pas mariée. Je cochais toujours Mademoiselle, parce que j’étais jeune et non pas parce que je n’étais pas mariée. J’associais Mademoiselle à jeune. Puis vint le jour, où on m’a appelait Madame, j’avais pris des responsabilités professionnelles, quelques rides aussi …
Et je me suis mise à cocher Madame de temps en temps … Oui, moi pas mariée, je coche Madame quand j’en ai envie et des fois je coche Mademoiselle. Je m’en amuse.
Mais au vu de la montagne de papiers administratifs à remplir, et au vu de ma longue vie
, il m’arrive de ne pas m’en amuser et d’avoir un dilemme , oh, c’est rapide, un dixième de seconde, quelle case je coche ? C’est un document officiel officiel ou pas vraiment … par exemple les impôts, si je coche Madame, ils vont croire que je suis mariée ou pas mariée ? C’est important pour les impôts de savoir ça … si !
Et la sécu ? Qu’est-ce que je leur dis à la sécu …
Quand je pense, que ce n’est pas vraiment officiel, je coche indifféremment selon mon humeur du moment, c’est vrai, je m’en fiche un peu.
Alors, ok, c’est pas vital vital, cette histoire de case, mais si on pouvait la supprimer, cela m’éviterait de perdre un dixième de seconde par formulaire officiel. On pourra me rétorquer, tu n’as qu’à cocher Mademoiselle une bonne fois pour toute et voilà ! Et bien non, je ne me sens pas Mademoiselle à mon âge, Mademoiselle pour moi, veut dire jeune.
Par contre, j’adore parfois que les hommes m’appellent Mademoiselle, ce petit côté charmant, qui pourrait vouloir dire, mais si, vous êtes encore jeune ! Comme j’aime bien dire jeune homme à un homme d’âge mur pour le taquiner. Et cela n’a rien à voir avec cette p….. de case à cocher. Personne ne demande de supprimer le mot Mademoiselle, c’est dingue ça, on dirait que beaucoup ne veulent pas le voir et alimentent la polémique pour jeter un brouillard sur quelque chose de très simple.
Supprimer la case à cocher Mademoiselle des formulaires, ce n’est pas compliqué à l’ère de l’informatique, et d’ailleurs on devrait supprimer cette ligne de Mr Melle Mme et ne mettre ou garder que sexe féminin ou masculin.
Alors, ok, y’a plein d’autres trucs hyper importants, mais pour que je me fende d’un post, alors que je n’écrivais plus sur mon blog depuis longtemps, c’est que quelque part les réactions horrifiées que j’ai lu ici ou là, taxant cette histoire de case de connerie féministe, ont fait ressortir en moi, cette injustice flagrante de traitement entre hommes et femmes. La femme est définie par son état de femme mariée ou pas et l’homme on s’en fout qu’il soit marié ou pas ! Une petite case à cocher qui rappelle, en un dixième de seconde, que la femme n’est pas l’égale de l’homme !
Voilà, vous pouvez maintenant vous défouler
Dans société by Carole_F - 28 septembre 2011, 12:45
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Avant l’été, faut que j’écrive à tout prix quelque chose sur ce blog, je l’avais dit. Et puis non, rien, sensation d’avoir épuisé les mots.
Des événements qui se sont précipités, dans ma vie, dans le monde, et rien que des tweets pour dire court, en quelques caractères, laisser de petites traces, rester à l’écoute, être au courant, relayer, apprendre … mais pas de grandes phrases, de grandes analyses. Impression d’avoir déjà dit. Faire le perroquet de moi-même ? Non, l’écho répétitif se perdrait. Inutile.
Cette page vide. Qu’est-ce qui me tient à cœur en ce moment ? Vivre, laisser tomber les vieilles peaux, muer. Finalement c’est cohérent, du blanc, du néant dans l’écriture … en attendant.
Pour ceux qui me lisent, désolée, mais me forcer à écrire pour ne rien dire, c’est au-dessus de mes facultés.
Impression cependant que les lignes bougent, que le recul nécessaire face à la numérisation de nos données arrive enfin. Je lis des analyses pertinentes sur des blogs qui avaient au départ une pensée formatée. Ou du moins des interrogations. Car que savons-nous, les mains dans les 0101010110 ?
Pas toujours facile de s’élever et d’avoir une vision de l’aigle.
Cette page blanche … plus rien d’autre … mais à bientôt certainement … ou sur Twitter
Dans utopie by Carole_F - 11 mai 2011, 13:37
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Oui, en rade … avant reprise au printemps 2011 ? Mais si
Dans Non classé by Carole_F - 17 février 2011, 19:06
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Documentaire allemand, traduit en français depuis peu, à voir absolument pour comprendre encore mieux le revenu de vie et se rendre compte que tout simplement, c’est possible !!!
Dans société by Carole_F - 10 octobre 2010, 20:25
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Hier au soir, j’ai twitté ceci lors d’une réunion :
« Apprends que le mot manager provient étymologiquement du mot français ménagère » …
J’ai été surprise du nombre de RT et du nombre de personnes qui ont donné leur avis sur la question. Certains préférant l’origine italienne « maneggiare » (contrôler, manier) ou française « manège » (faire tourner, avoir en main) …
Je suis donc allée sur Wikipédia et en voici l’extrait :
« Le verbe manage vient certainement de l’italien maneggiare (contrôler, manier, avoir en main, du latin manus : la main) influencé par le mot français manège (faire tourner un cheval dans un manège). A cette notion il faut aussi ajouter la notion de « ménager » (dont le sens au XVI° siècle était de conduire son bien, sa fortune avec raison et ménagement[10], gérer les affaires du ménage en d’autres termes) qui consiste à gérer des ressources humaines et des moyens financiers (le majordome « chef de la maison » avait en charge de gérer les équipes ainsi que les moyens comme les stocks des produits alimentaires). Il faut également ajouter aux origines du mot management la notion de ménagement, car on ne peut réellement manager les équipes et les ressources, que si on sait les ménager (qui veut voyager loin, ménage sa monture). Pour conclure sur l’origine du mot management, il semble intéressant de se souvenir que le « a » en anglais peut se prononcer « a » ou « é ». De fait si l’on remplace les a du mot manager par des « é » on retrouve deux mots bien français : 1er cas mé(a)nager (référence au ménage et au ménagement), 2éme cas manè(a)ger (référence au manège). Le terme anglais management retrouve donc grâce à cette lecture ses origines françaises. »
Et voilà, alors lequel des deux ? Un peu des deux ? Vous pouvez consulter le Littré où on voit bien que ménage et manège n’ont pas la même étymologie.
Ménage vient de « Wallon, manège ; namur. mainnage ; Berry, meinage ; bourguig. mannaige ; languedocien et gascon, maynatge ; bas-lat. masnaticum, mansionaticum dérivé de mansio, habitation (voy. MAISON). Dans l’historique, mesnage a plus d’une fois le sens de logis, habitation.
Manège vient de « Ital. maneggio, de manus, main. »
et @disparitus nous dit : « et du latin managere = dresser un Cheval. A méditer… »
Mais rien ne vaut l’intervention de @AdrienneAlix : « tu crois qu’on peut être des managers de moins de 50 ans, alors ?
»
Dans entreprise by Carole_F - 8 octobre 2010, 13:29
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Je râlais ce matin sur Twitter parce que je ne trouvais pas de débat de fond, à cause bien sûr de ces énièmes articles sur le community management, sur le marketing 2.0, sur les médias sociaux et l’entreprise. On n’interroge jamais le sens !
Certes, le constat est à peu près fait, les entreprises ne sont pas prêtes à dialoguer et à interagir vraiment avec leurs clients, alors on leur vend la peur, la e-reputation, on parle de vous, vous devez donc venir dialoguer avec vos clients, être présents dans les médias sociaux, interagir, bla bla bla … et on se demande si un stagiaire peut faire l’affaire, s’il vaut mieux que le CM soit interne, externe, en mission ponctuelle, sur le long terme, bla bla bla …
Et la marque, toujours cette plaie au fer rouge, qu’on voudrait nous coller à toujours sur la peau, le bel internaute, ambassadeur, Monsieur, qui fait clap clap à chaque concours, cadeau, à chaque bon mot, espérant comme un toutou avoir des réductions, être le privilégié, le « oh, moi je suis fidèle, sans toi, oh marque, je n’ai plus de sens dans ma vie, qui serais-je sans le vêtement, la voiture, les objets derniers cris dans mon home sweet home, qui serais-je ? »
Le marqué, avec son cerveau lavé plus blanc que blanc, ne s’interroge pas. Quelle est vraiment cette entreprise ? Que produit-elle ? Comment ? Où ? Avec qui ? Et ce ne sont pas les Community Managers (dans le sens actuel) qui vont aider à ce genre de réflexion, en tout cas, je n’en vois pas beaucoup qui s’interrogent sur le fond. C’est qu’il doit falloir bien travailler ? Avoir des clients ou être embauché … J’admets que mon questionnement n’est pas vendeur.
Et pourtant on parle de valeur d’entreprise … l’entreprise défend des valeurs, c’est sa marque. Image, illusion, mot détourné … Voulons-nous rester figés, englués dans ces images qui nous coupent de la réalité ? Sommes-nous à ce point si détournés du réel ? Ou bien préférons-nous rester dans ce rêve, de peur de pleurer ?
La crise mondiale que nous traversons n’est-elle même pas un catalyseur pour retrouver le sens, le bon sens ? Vous, Community Managers, marketeurs 2.0, … êtes-vous si soumis au marché du travail que vous n’osez pas remettre en question les valeurs de l’entreprise ? Vous qui êtes clients, nous, qui sommes clients, heu, consommateurs, pardon, il est vrai, ne pouvons-nous pas nous interroger ? Qu’est-ce qui nous fait peur, qu’est-ce qui nous bloque pour ne pas prendre à bras le corps le sens de nos vies ? Et vous, nous, employés, salariés, de ces boîtes qui nous marquent au fer rouge de nos incompétences, n’avez-vous pas envie de vous lever, non pas pour « Danette », mais pour vos vies !
C’est quoi la valeur d’une entreprise ? C’est quoi la valeur d’Orange ? La valeur de l’Oréal ? La valeur de Danone ? La valeur de EDF ? Je vous laisse compléter … C’est quoi la valeur du Community Manager, la valeur du personnel marketing ? C’est quoi ? La soumission au profit, la soumission à l’argent, non ? Ah, non, c’est pas ça, pardon.
C’est quoi alors la valeur d’une entreprise aujourd’hui ? Ne serait-ce pas une entreprise qui prenne en considération nos nouveaux besoins pour une société plus juste, plus fraternelle, plus écologique, plus partageuse, qui prenne en considération nos idées d’innovation, nos trouvailles … Zut de zut, c’est justement l’image qu’elles se donnent, zut de zut, c’est une image ! Et bien, cette image, il serait temps de la zigouiller, l’anéantir, regarder la réalité bien en face, voir la noirceur, ne pas avoir peur de ce côté sombre, malsain. Faire le constat du mur, réfléchir ensemble à la mise en oeuvre d’une autre entreprise sans fausse idéologie, trouver les moyens ensemble de réagir, puis, retrousser nos manches et agir !
Pour ceux qui trouvent ce post obscur, mais où veut-elle en venir, voir cet ancien article …
Dans entreprise, société by Carole_F - 23 septembre 2010, 14:27
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Dans internet by Carole_F - 10 septembre 2010, 11:48
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Sur une idée de Stanilas Jourdan , nous avons retranscrit un interview récent de Paul Ariès. Je vous donne le lien, c’est là :
N’hésitez pas à commenter, j’irai sous peu …
Dans société by Carole_F - 27 août 2010, 13:54
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Le problème du marketing n’est pas qu’il soit présent, c’est qu’il tend à devenir est omniprésent et s’empare de toutes les créations, notamment sur le web (2.0, géotagging, réalité augmentée, etc …), mais pas que (pense à des installations publicitaires calquées sur le mode des installations artistiques et que ceux qui ne connaissent pas cet art là, s’exclament de « ah quel génie, superbe cette pub en plein aéroport »_ pense à la voiture de je sais plus quelle marque mise dans un terrarium avec plein de serpents_, etc).
Par cette présence massive, la publicité nous dissimule les enjeux importants de notre génération. Changer de modes de production, respectueux de l’environnement (oh zut, j’ai l’impression de parler greenwashing comme EDF, c’est ça aussi l’omniprésence, s’emparer des enjeux de la société, détourner le langage politique, du coup les mots n’on plus de sens), changer de modes de management, c’est-à-dire supprimer l’esclavage et la prolétarisation du travail, changer de modes de relations client, c’est-à-dire supprimer le consommateur qui dévore les produits, donc la planète et les âmes, changer …
Mais voilà, nous, pauvres clients, sommes perdus et à chaque acte d’achat, il est bien difficile de savoir, si oui ou non, c’est du lard ou du cochon … Surtout, surtout dans les produits technologiques, ceux qui sont censés changer la planète, le 2.0 tout ça, … entre les déchets polluants, les esclaves d’Asie, … ouh lou lou … et moi la première, j’en veux de ces machines, j’en ai même besoin, je crois bien, alors je peux toujours parler, aïe, mes actes ne suivent pas. Nous sommes vraiment empêtrés.
Aparté : pour moi l’économie de l’immatériel, c’est du bullshit, tant que ne sont pas pris en compte les changements nécessaires décrits plus haut, tant qu’une seule puce se retrouvera dans des montagnes de détritus rendant malades des enfants qui les trient, tant que des manœuvres sous-payés, entassés à travailler des heures et des heures pour fabriquer des IPad par exemple, se suicideront même … Bullshit !
Mais revenons aux moutons, à nous quoi, acheteurs décérébrés. Il y a longtemps déjà que la pub s’est emparée de nos « révolutions », comme Hollywood Chewing-gum et ses hippies heureux et libres des années 70.
Alors la révolution Internet, même s’ils ont mis du temps, ça y est, on y est, sont partout … (la fille parano qui voit des pubards et des marketeux vicieux partout, ha ha ha ) … Je me fous de moi là, mais, mais, l’échelle est toute autre par rapport à la télé ou au papier et le ciblage massif est bien utilisé. Et au lieu de profiter (sauf quelques entreprises) du formidable atout d’un client contributeur et co-responsable avec qui il va pouvoir interagir pour améliorer ses produits en tout sens … heu, là, je dois être en pleine utopie … il est où ce client ? Elle est où cette entreprise ?
Parce que franchement, par exemple, Steve Jobs et sa secte d’adorateur, il en est où avec ça (l’écologie, toussa)? Je ne crois pas vraiment au client qui va faire changer l’entreprise, dans des communautés dédiées, tout simplement parce que l’entreprise ne veut pas changer. Tant que ça marche, pourquoi changer ?
La révolution, elle est mangée au fur et à mesure, grignotée à l’intérieur de nos esprits. Ce que nous voulons, c’est rire et jouer, des rires et des chants … Alors, ça marche, des pubs qui font LOL et des cadeaux à gagner. Bonux !
Attention #jeudiconfession ! Lors de mes études, il y a plus de 20 ans #jesuisvieux, j’ai fait plusieurs jobs, mais il y en a un qui m’a marqué, c’était télévendeuse pour le Nouvel Obs, oui, je dis la marque, je ne leur dois rien, aucune fidélité et puis je ne crois pas retravailler pour eux un jour … et puis même … on s’appelait tous Dominique Dumas, prénom interchangeable pour fille et garçon, enfermés dans des cages de verre, une bonne dizaine par cage dans l’endroit dédié au télémarketing toutes marques confondues ( et on pouvait fumer à l’époque, je vous dis pas, même moi fumeuse, j’étouffais) et nous appelions au téléphone les vilains clients qui s’étaient désabonnés du journal.
« Bonjour Mr Duchmol, Dominique Dumas à l’appareil, vous venez de gagner une magnifique cafetière, magnifique ! Si, si, oui, oui, c’est vrai … Le Nouvel Observateur vous offre cet incroyable cadeau avec votre abonnement … »
Et je vous dis pas, ça marche ! Oui, ils étaient tout contents avec leur cafetière ! Mais pourquoi je raconte ça, ben, parce que c’est toujours pareil. Prenez Foursquare, oh punaise, je viens d’avoir une pizza gratuite chez Domino’s, oh, yeah, j’ai mon café offert chez Starbucks, je suis le mayor des mayor … c’est pas beau ça !
Entre la pub qui fait rigoler bêtement, qu’est-ce qu’ils sont créatifs quand même et que l’on buzze, la pub qui fait genre art décadent et révolutionnaire, qu’est-ce qu’ils sont créatifs quand même et que l’on buzze, la pub qui fait des jeux de mots, qu’est-ce qu’ils sont créatifs quand même et que l’on buzze, (Culture Pub M6 a bien fait son travail) et le cadeau gagnant, qu’est-ce qu’ils sont sympas et qu’on s’empresse de buzzer pour faire profiter les potes, on y est jusqu’au cou, enfoncé, même plus la tête qui dépasse. Parce que si les amis de mes amis l’aiment cette marque, ben moi aussi, mimétisme, bêtise. On l’aime parce que c’est rigolo, c’est sympa, ils offrent des cadeaux, et tant pis si je suis pistée partout où je vais. Surtout ne pas réfléchir, surtout ne pas se demander comment est fabriqué le produit, surtout ne rien changer, c’est tellement confortable. Manquerait plus que ça, après une journée de boulot ou de chômage actif, se poser des questions, laissez-nous profiter du dernier écran plat, celui qui n’a pas été remboursé à cause de Paul Le Poulpe. Le social marketing dépasse les espoirs les plus fous de tous les marketeux du monde. Des hommes et des femmes sandwich partout sur le web, c’est pas génial ça ? Et dans la rue aussi, ça continue de plus belle, les signes extérieurs de richesse, des femmes et des hommes sandwichs avec les marques bien visibles des vêtements.
Bien confus, tout ça, j’espère que vous avez suivi mes digressions, parce que là où je veux en venir, c’est, comment on fait pour dire stop !
Je n’y crois pas trop à la fameuse subite prise de conscience des consommateurs clients. Franchement, je n’en vois pas l’ombre d’un bout de l’ombre. Avant que le marketing s’empare du web, j’y croyais un peu, mais là, hum … Parce que franchement, ça marche bien, tout ça, rien ne s’effondre, les délocalisations à bas coût ont tellement réduits les coûts des produits qu’on peut balancer un max de la marge dans le marketing. Mais faut pas croire, je ne suis pas contre le marketing, qui est le moyen de se faire connaître et de vendre le produit, quand c’est fait avec respect et honnêteté …
En fait, le big problème, c’est que nous manquons d’entreprises vertueuses, tellement embrigadée s dans le profit à tout prix, qu’elles ne voient plus les dégâts collatéraux, la bêtise érigée en art de vivre sous une surveillance étroite de toutes nos pensées de tous nos actes d’achat. Elles trouvent cela formidable, ce client si sympa qui parle d’elles (et même en mal, il parle d’elles) et le client, il est si content d’avoir un rapport si privilégié avec la marque, rendez-vous compte, il a eu un cadeau lui ! Du coup, plus personne ne se demande si c’est bénéfique à notre humanité. Il faut attendre une catastrophe, genre BP, pour penser, ah la la, ce pétrole quand même, ça pollue, c’est pas bien, et hop, on va remplir le réservoir !
Nous sommes tous dans le même wagon, au creux de nos contradictions, car oui, j’exagère, je sais bien que pleins de gens sont malheureux, savent pas pourquoi, mais ils ne sont pas bien. Ils font un boulot qui participe à cette bêtise générale qui nous tue et en plus ils consomment les produits qui nous tuent. Certains ont des lueurs, comme moi, et alors, on peut être encore plus mal, mais comment on fait pour le stop ! Ou alors, on accepte nos contradictions, quand vraiment on ne peut pas faire autrement (l’essence dans la voiture) et et et … ben, je ne sais pas.
Le diagnostic est maintenant posé par plein de monde, la littérature et les discours sont disponibles partout : la publicité et le marketing sont les bras armés de ce système qui nous engloutit. Mais la solution elle est où ?
Des stages de rééducation de consommateurs ? mouarf
Parce que pour le reste, et bien tant que ça marche la pub fun, qui fait lol, qui donne des cadeaux, je ne vois pas pourquoi ils ( ils, étant les entreprises et leur comm) changeraient.
Je ne voulais pas l’autre jour publier cet article, car je le trouvais trop pessimiste, je voulais finir sur une note positive, genre, tous les clients du monde vont se donner la main et faire changer les entreprises, mais le doute s’est emparé du corps du texte ! Du coup, j’ai changé aussi le titre !
Et comment on fait stop ??? Je reviendrai en parler quand j’aurai la solution ;-)
Tiens, je finis, avec un de mes tweet du jour : « Réduire l’entreprise à une marque, voilà l’erreur, ce n’est que la pointe visible de l’iceberg. »
Dans marketing by Carole_F - 4 août 2010, 19:14
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