Identités numériques, identités de vie …

Je publie ce texte que j’ai écrit il y a un an environ.  Je ne change rien, il est tel qu’il avait été écrit. Pourquoi ne pas l’avoir publié à ce moment là ? Je ne sais pas, il me semble me souvenir que je le trouvais excessif …

C’est de plus en plus le flou cette identité numérique. Entre ce qu’il faut faire, pas faire, montrer, pas montrer, conforme, pas conforme, le moi, le toi, le soi, les traces, les surveillants, les surveilleurs de surveillants, les je, les nous, les on, les épiés épieurs, les collectes, les graphes, le su, le caché, les dits, les non-dits, les relations reliées, les reliés des relations, et, et, et … le marché, les marketeurs, les employeurs, les consommateurs, et, et, et … les institutions étatiques, les contrôleurs, les pourvoyeurs, les administrateurs, …, que peut-il bien se dessiner, se projeter sur nos vies numériques et sur nos vies ?

Cela ne serait rien, si ce n’était qu’un jeu, une immense cour de récréation, d’expérimentations qui ne porterait pas à conséquence. Un jeu, où nous pourrions dire “touché coulé” et on recommence la partie, le perdant retrouvant toutes ses chances du départ.
Mais il n’en est pas ainsi, c’est bien de nos vies, de nos libertés d’expression et d’actions de cette vie qu’il s’agit et il y a trop d’occultations ou pas assez dans ce jeu réel.
Normalement, dans un jeu, les règles sont claires au départ, même si il y a des disputes à propos de la règle en cours de route. On se remet d’accord, on change les règles et on continue à jouer. Certains sortent du jeu, n’acceptant pas les règles, mais en général, ils reviennent vite, car rester isolé trop longtemps, c’est pas humain. Ou bien ils forment des cercles parallèles avec d’autres règles que tout le monde connaît et que l’on peut rejoindre à tout instant. Ou bien ils forment des cercles obscurs, les règles du jeu restant cachées, et dévoilées seulement aux cooptés.
Mais en aucun cas, personne n’ignore les règles du jeu qu’il est en train de jouer.

Si les identités numériques sont bien toutes ces relations reliées, une identité seule, cela n’existe pas, alors il devient urgent de connaître les règles. Nous avons le droit de savoir à quoi jouent les Etats et les grandes entreprises.
Que nous le voulions ou non, il y a belle lurette que nos vies dépendent de ces deux entités. Dominants, dominés, vous connaissez la chanson. S’il a paru raisonnable à l’espèce humaine jusqu’à présent d’accepter les règles édictées par les puissants sans broncher, sauf pics révolutionnaires, nous avons peut-être une chance aujourd’hui de définir nous-mêmes les règles, comme dans un jeu, pacifiquement. Le seul hic, c’est qu’il faut passer à l’acte.

Je vais faire Madame Irma, j’ai bien nettoyé ma boule de cristal, voyons voir ce qu’elle nous dit, en gros !

Petit un, je l’oriente avenir pessimiste :

L’Etat devient omniprésent, surveille toutes nos traces, aucun moyen d’échapper à la surveillance totale jusqu’à la puce implantée à la naissance.
Les entreprises contrôlent de plus en plus nos désirs sous couvert de personnalisation, l’instinct grégaire nous pousse à adopter ce que les autres adoptent. Le “parce que je le vaux bien” devient référence généralisée.
Pour subsister à ses besoins primaires, boire, manger, se loger, l’être humain doit sacrifier sa vie entière à l’entreprise. Epié de partout, il ne peut plus exprimer ses doutes, ses rêves, ses colères, il se façonne une image à la mode de l’entreprise, le parfait employé modèle, heureux, épanoui, faux maître de son existence fictive.
“Ne pensez surtout pas, on s’occupe de vous !” devient l’injonction sous-cutanée qu’on infiltre dans tous les esprits. Des armadas de coach prolifèrent qui croient faire le bonheur des candidats, en les aidant à trouver l’emploi rêvé … par d’autres !

Dans un monde enchanté, numériquement plat, d’un conformisme jamais inégalé, les gens connectés les uns aux autres se contenteront d’être connectés. Je suis connecté aux autres, tout va bien. Et pour résister à la peur, à la méfiance générale, chacun devenant un ennemi potentiel pour l’autre, on fera semblant d’être heureux. Heureux ceux qui le croiront ! Et les exclus par millions de ce grand jeu de dupes, tomberont les uns après les autres dans l’indifférence générale. Hors jeu !

Si nous en arrivons à ce stade, je pense, que la camisole chimique va s’étendre encore plus, au moins pour parer au suicide !

Et le tout dans une planète surpolluée, où 1000 guerres ravagent le cœur des hommes … de révolutions en révolutions matées, jusqu’à l’extinction des feux !

Petit deux, je vois un cul entre deux chaises :

Personne n’est dupe, mais personne ne fait rien. Ca crie, ça gesticule, ça écrit, ça dit, ça hurle, ça conférence, ça philosophe, ça reste entre soi, ça reste dans un même milieu, ça coache, ça psychanalyse, ça psychologise, ça bloggise, ça réseaute, ça sous-réseaute, ça se cache, ça code, ça logiciel libre, ça ce que vous voulez, mais ça ne désobéit jamais. Ca reste soumis, ça ne passe pas à l’acte. Ca reste divisé. Le “je voudrais bien, mais je ne peux point” règne sur Internet. La pensée ne passe pas à l’acte, on continue, écrasés, à payer des impôts pour la dette fictive et l’armement qui fait les guerres, on continue à vouloir réussir sa carrière dans des entreprises qui nous nourrissent mal et nous empoisonnent. On continue à essayer de rendre conciliable l’inconciliable avec les règles de jeux tronquées à la base. On ne change pas les règles, donc on reste les bras ballants à assumer psychiquement cette dichotomie inhumaine. On continue comme avant … mais jusqu’où ? Allez voir au petit un pour la fin ! Non ? Je réitère alors :

Et le tout dans une planète surpolluée, où 1000 guerres ravagent le cœur des hommes … de révolutions en révolutions matées, jusqu’à l’extinction des feux

Petit trois, je l’oriente avenir optimiste (ou utopie ou révolutionnaire):

Les peuples s’éveillent devant l’urgence du piteux état de la planète. Ils ne se laissent plus dicter les choix. Même au bas de la pyramide de Maslow, les employés refuseront de continuer à polluer la planète, refuseront le travail qui ne sert à rien, refuseront le travail qui humilie. Ils exigeront des entreprises de ne plus utiliser les produits polluants, ils exigeront des entreprises que l’humain passe avant les produits ou les services inutiles.
Les financiers, les économistes, les comptables, ne lisseront plus leurs images ternes de parfaits cadres d’entreprises, mais feront tout pour changer les règles comptables qui ne correspondent pas à l’humain. Dans leurs blogs, leur CV, leurs réseaux, ils ne se montreront pas en expert moutonnier concurrent les uns des autres, mais s’allieront tous pour refuser les emplois des entreprises vieillissantes et destructrices de valeurs humaines. Ils exigeront le changement et le changement se fera.
Les managers, cadres dirigeants, s’uniront avec les employés d’usine, de bureau, et toutes les petites mains et les grandes, refuseront de continuer à travailler dans les conditions actuelles. Ils s’exprimeront dans les réseaux, obligeront les syndicats à se réformer, obligeront les entreprises à revoir leur projet. D’un bout à l’autre de la chaîne, d’un bout à l’autre du monde, tout sera revu sous l’angle fraternel.

Les chefs d’entreprises, surpris au début, se rallieront ensuite dans le mouvement général. Heureux, ils déborderont aussi d’ingéniosité pour trouver les solutions pour un monde viable et équitable.

Les citoyens ne participeront plus aux jeux des partis politiques qui ne pensent qu’aux élections prochaines, ils feront eux-mêmes la politique.

Des vrais boycotts se mettront en place, avec chaque fois des propositions concrètes et des actions pour renverser l’ordre économique, le désordre écologique, l’esclavagisme imposé pour des miettes de pain.

Il y aura toujours des armadas de coach ou plutôt de leaders éclairés, mais ils ne sont plus politiquement corrects. Ils ne parlent plus de carrière à réussir, de concurrents à évincer, du meilleur du meilleur, mais ils parlent de regroupement, de groupes de pressions, de réflexions, d’employés soudés, cadres ou pas cadres, ils parlent de changer le monde, au grand jour, à la face de tous ! Ils aident au changement, avant d’être vous-mêmes, soyez humains, humains dans un monde rond qui ne peut s’étendre à l’infini. Ils parlent de prendre soin du vivant, ils parlent d’un monde non brevetable, de ressources libres gérées avec soin, pour tous, ils disent “osez exprimer votre malaise”, “osez faire des propositions”, “osez critiquer vos entreprises, vos gouvernements”, “osez vos pensées en accord avec vos actes” “n’ayez pas peur de perdre votre emploi”, “n’ayez pas peur de ne pas trouver d’emploi”, “si les emplois ne vous correspondent pas, créez les”, “Ne vous soumettez plus, relevez la tête”, “la nature n’est pas extérieure à vous, vous êtes la nature” “N’enviez pas les puissants, ils sont humains comme vous”, “Les puissants ne pourront rien contre un peuple qui se lève”, “et les fils et filles des puissants vous rejoindront, la liberté est contagieuse”

Et ils diront encore :
“Organisons-nous, créons les réseaux nécessaires, décentralisés, partageons nos données, apprenons à apprendre”, “Dénonçons ceux qui nous traquent, qui nous profilisent, qui nous soupèsent comme un poulet engraissé”, “Dénonçons les fausses campagnes marketing qui servent à mieux polluer notre environnement et nos esprits”, “désobéissons, continuons à partager la culture, tous les savoirs et partageons nos biens” “Osons être humains sur Internet et ailleurs”
Et ils diront aux jeunes surtout :
“Ne vous laissez pas mener comme un troupeau à l’abattoir”, “Arrêter d’admirer les stars et de vouloir être quelqu’un de faussement important”, “vous êtes déjà importants, vous êtes en vie” “tout est à faire, tout est à inventer, vous pouvez le faire avec tous les autres aussi importants que vous” “prenez en main vos vies et les données de vos vies”

Et ce qu’ils diront, ils le feront ! Plus de paroles en l’air ! Ils n’auront plus peur de désobéir, ils n’auront plus peur de refuser ce qui empiète sur la vie, ils oseront ne plus prendre l’avion par refus des contrôles biométriques, ils oseront parler avec les sans-grade, ils oseront soutenir en masse ceux qui refusent qu’on leur stocke leur ADN, ils oseront lutter, ils oseront le troc de leur confort pour plus d’humanité. Ils oseront la révolte pacifique en refusant. Ils oseront marcher vraiment pour contrer la misère, contrer les guerres. Et ils oseront proposer et mettre en action sans compromission.

Et je vois un monde à l’œuvre qui se redresse petit à petit, qui réinvente les règles du jeu, ouvertes, libres, un monde qui prend le chemin de la vie, un monde qui n’a plus peur.

Petit quatre, et moi, miroir que vois-tu pour le futur ?

Je me vois oscillant entre le petit deux et le petit trois. Le petit un, non merci, je meurs avant.
Comme Narcisse, je vois mon image trouble dans l’eau, comme une identité numérique cubiste, pour remettre un peu de poésie dans mes points de vues, mes angles d’approche et mes lignes de fuite.
Et je n’aurai aucune envie de les rassembler, juste les laisser exister, avec les replis d’ombre, les froncements, les extensions, les délires, les impossibles et les possibles. Et cette image n’est pas fixe, elle bouge à chaque seconde, comme un cœur qui bat avec les autres cœurs qui battent. Un peu entre deux chaises et un peu insoumise, le cœur balance. Et puis petit à petit, je m’éveille et je n’ai plus peur, je serai définitivement dans le petit trois.

Vidéo : The money fix

Un documentaire très clair et très bien fait pour comprendre la création monétaire et les nouvelles monnaies qui commencent à fleurir un peu partout :

The money fix

Atelier d’écriture chez Ted et eux

J’ai participé à la 1ère session et je compte bien continuer. Une nouvelle inspiration nous attend pour la seconde session avec des débuts de phrase à choisir pour continuer l’histoire. Merci à Thierry do Espirito d’avoir lancé cet atelier. Je trouve stimulant pour l’écriture d’avoir un sujet surprise sur lequel l’imagination peut s’envoler.

A ceux qui aiment écrire, n’hésitez pas à participer !

PS : je remettrai au fur et à mesure mes textes dans la partie fabliaux

Community manager

Depuis cet été, on parle partout de ce nouveau métier “community manager” et tout le monde (enfin, heu, les 2.0 aficionados) s’excite, enfin, un super métier que voilà. Mais c’est quoi au juste … ben, tout simplement, le plus vieux métier du monde … promouvoir le produit ! N’importe quel produit, la question, n’étant pas là … la dernière lessive qui lave plus blanc que blanc, comme le disait notre cher Coluche, pas de problème, le community manager s’en occupe. Il est cool, il est communautaire, il discute avec le client, super ! Ouah, on en parle sur Facebook, sur Twitter, ouah … Quelle évolution !
C’est certain qu’à l’aube de 2010, c’était vraiment le métier qui nous manquait ! On va révolutionner les entreprises avec ça, mais oui … c’est 2.0 !
Mais il ne vient à l’idée de personne, en ces temps bizarroïdes que nous vivons, qu’il serait peut-être bien de réfléchir aux produits ? Non ?
Vraiment, la dernière crème anti-ride pouêt-pouêt, est d’une si grande importance pour notre avenir ? Vraiment, la dernière voiture haut de gamme, que nous concocte nos chers constructeurs automobiles, bien polluante encore, est indispensable ? Vraiment, toutes les poudres de perlimpinpin vendues dans le monde, ça vous plaît ?

Si oui, bien, continuons, comme ça ! Si, si … C’est parfait !

Mais je peux vous dire que j’avais un autre espoir, avec l’entreprise 2.0, j’espérais des salariés, des patrons et des clients qui réfléchissent ensemble, j’espérais une réelle prise de conscience de la gravité dans laquelle nous sommes et j’espérais que l’on s’accorde du temps à penser aux produits vendus, de quoi avons-nous réellement besoin, en partant de l’être humain avant tout. Nous, sociétés humaines, que pouvons-nous faire ensemble pour un futur soutenable et équitable ? Je sais bien que le nerf de la guerre des entreprises est la rentrée d’argent, mais ce n’est pas antinomique avec un bon produit.

Community manager chez Tartempion pour vendre du jambon reconstitué, et bien, je vous souhaite bon courage ! Si vous réussissez à créer des communautés 2.0, à coup de cadeau, de lien sponsorisé, de buzz autour d’une vidéo hilarante avec le cochon qui rigole, tant mieux pour vous, mais ne comptez pas sur moi !

Histoire vraiment bizarre

Si vous aimez les histoires étranges, c’est ici, dans fabliaux :

Des nuages de vapeur

Pas la peine de demander des explications, même moi, je n’ai pas tout compris … peut-être que l’histoire n’est pas finie …

Finalement … le Personal Branding, je suis pour !

Quoi ? Qu’est-ce qu’elle raconte ? Elle n’arrête pas d’alerter sur les dérives et les dangers d’une standardisation des profils pour faire bonne figure face à des entreprises stéréotypées et maintenant elle nous dit qu’elle est pour ? Ca va pas la tête !
Si, si, ça va très bien, j’ai réfléchi ou plutôt j’ai rêvé … J’ai rêvé que le Personal Branding aille au bout de sa logique, vraiment au bout. Transparence totale !

Pour ceux qui veulent “changer le monde”, c’est inopiné, mais du courage que diable ! Que les ingénieurs, les ouvriers, de tout poil disent haut et fort, nous ne travaillerons seulement que pour des entreprises qui s’engagent réellement à stopper toute pollution dans les 5 ans qui viennent. Nous voulons tout savoir, visiter vos usines en Chine ou ailleurs, connaître vos sous-traitants, tout savoir sur vous. Nous vous promettons que nous travaillerons dur pour tout restructurer si vous nous promettez et si vous mettez tout en œuvre pour nous laisser améliorer collectivement les outils de production. Vous ne voulez pas ? Nous ne viendrons pas !
Qu’à cela ne tienne rétorqueront les entreprises, hé, hé, nous allons encore plus délocaliser, ce n’est pas la main d’œuvre qui manque ! Mais ceux qu’elles ne savent pas, c’est que le mouvement est mondial, manque de bol, le Personal Branding s’est propagé comme une traînée de poudre aux quatre coins du monde.

J’imagine aussi, d’autres profils publics de ce genre :

” Recruteurs, vous utilisez la graphologie, l’astrologie, des tests psychologiques bidon, passez votre chemin, votre entreprise ne m’intéresse pas ! ”
” Vous pratiquez des bilans annuels pour nous infantiliser, passez votre chemin !”
” Vous rendez obligatoire des stages bidons de cohésion de groupe, passez votre chemin !”
” Vous nous obligez à harceler le client par tous les moyens, passez votre chemin !”
” Vous mentez sur vos produits délibérément ou par omission, passez votre chemin !”
” Vos marges énormes n’ont pas lieu d’être, passez votre chemin !”
….
Si ça vous amuse, vous pouvez complétez !

Problème, quand même, tout le monde n’a pas ce profil et tout le monde ne veut pas changer le monde. Mais le Personal Branding, c’est pour tous, n’ayez pas peur, il y a de la place pour la diversité.

Alors, et les cyniques, les vrais de vrais, ceux qui se sont bien étudiés, “qu’est-ce que je veux dans la vie ?” “De l’argent, bien sûr, le reste je m’en fous !”
Pas de souci. Dites le haut et fort !

“Haut potentiel, mon seul but dans la vie est de gagner beaucoup d’argent, soyez assuré que je vous en ferai gagner aussi !”
Bon, là, je crois qu’on trouve déjà pas mal ce genre de profil, mais c’est déguisé avec des mots, agressif, killer, prêt à tout, … Non de non, soyez franc, soyez vous-même, osez dire le but de votre vie ! Transparence totale, je vous dis.

Qu’est-ce que je veux dans la vie ? Du pouvoir, plein de pouvoir, je veux du pouvoir sur les autres ! Mais, oui, mais oui, osez le dire, arrêtez de vous déguisez derrière les mots “poste à responsabilité”.

“Fraîchement diplômé d’une grande école, je me sens capable de diriger les autres sans aucun état d’âme pour le bien de votre entreprise, je serai un fidèle dirigeant prêt à écraser qui ne se tiendra pas à sa place et pourrait mettre en péril vos profits. En contre partie, vous me laisserez carte blanche pour asseoir ma domination sur mes équipes”
Voilà, c’est mieux, quand c’est dit, non ? Vous êtes vous mêmes là, c’est vous dans toute votre splendeur, c’est chouette ! Plus de mensonge, transparence !

Qu’est-ce que je veux dans la vie ? Etre reconnu, aimé, admiré … Pas de soucis !

“Cherche entreprise intégrant méthode de management à la carotte, adulez-moi, remerciez-moi tous les jours, dites-moi que je suis le meilleur, en retour, je vous promet d’être le plus fidèle de vos employés. Je fermerai les yeux sur les disfonctionnements, je ne réfléchirai surtout pas sur l’utilité de vos produits en vente, et j’utiliserai mon réseau pour diffuser la bonne parole, je serai votre meilleur porte-voix.”
Ah, ça va mieux, non ? Quand c’est dit franchement tout ça, ça soulage, non ? Vous savez où vous en êtes avec vous-même. Mais que cela ne vous empêche de changer, tout le monde a le droit de changer. Vous pouvez rejoindre la communauté décrite plus haut, celle qui veut changer le monde. Pas de souci, ce sera possible, l’erreur est humaine. Et qui sait, on vous félicitera même, votre besoin de reconnaissance sera comblé !

Qu’est-ce que je veux dans la vie ? Etre peinard, gagner juste assez pour me payer le nécessaire et un peu plus quand même, de bonnes vacances et les derniers gadgets à la mode. Ok !

“Cherche petit poste tranquille …” heu, non, je ne vais quand même pas faire cette blague idiote sur les fonctionnaires, ce serait idiot, pas juste …

Voilà, mon rêve n’est pas fini, je reviendrai avec de nouvelles aventures, le Personal Branding, c’est tout ou rien !

Ps : pardon d’avance à ceux qui bossent dans ce secteur, c’est pas méchant, ce que je dis, hein !

Un blog … absence … silence

- Mais qu’est qui se passe donc, ce blog n’est plus mis à jour ?
- Je sais, je sais
- Ok, tu sais, mais alors, qu’est-ce que tu proposes ?
- Heu, ben, rien pour le moment
- Ah, tu le prends comme ça ! Rien, mais ce n’est pas une réponse ça ! Tu es au courant, j’espère, que quand on tape ton nom dans Google, on tombe tout de suite sur ton blog ?
- Oui, oui
- Et tu n’imagines même pas les conséquences ? As-tu entendu parler de l’identité numérique, au moins ?
- Bien sûr, un espèce de truc bien flou qui se veut bien formaté, j’y pipe rien !
- Ouais, ouais, c’est pas à moi que tu vas faire avaler des couleuvres, je sais que ça t’intéresse !
- Oui, mais je relativise.
- Pff, les grands mots, parce que tu crois que tu as le temps de relativiser ! Je te signale que ton profil Viadeo et ton profil Linkedin ne sont pas à jour, et ça commence franchement à dater. Je dis ça, c’est pour toi, pour ton avenir professionnel, parce que là, ma pauvre fille, t’es pas crédible.
- Crédible pour qui ?
- C’est ça, fais l’abrutie, crédible pour qui, mais pour ton réseau professionnel, imbécile !
- Ah, si tu le dis.
- Oui, je le dis, et ne crois pas que ce soit en twittant que tu vas t’en sortir, surtout pour ce que tu twittes ! Et Madame fais même de la poésie, tu parles d’un sérieux !
- Oh, hé, tu commences à me pomper l’air, je fais ce que je veux !
- C’est ça, monte sur tes grands chevaux, Madame veut faire ce qu’elle veut, mais c’est pas comme ça dans la vie, il y a des règles. Et ton profil Facebook, tu l’as vu ? Déplorable ! Une absence complète de professionnalisme.
- Facebook, tu veux rire ou quoi ?
- Je te signale que c’est un grand outil de communication et que c’est comme ça qu’on recrute des clients pour les séminaires, conférences, etc … Alors si Madame veut chipoter, qu’elle chipote.
- Ouais, mais cette logique là ne m’intéresse pas … plus.
- C’est ça, et ça va philosopher maintenant !
- Oh toi, avec tes idées carrées du réseau, tes stratégies web, tu crois vraiment que tu vas révolutionner le monde.
- Allez, c’est parti, Madame veut faire la révolution maintenant, comme s’il n’y avait pas assez de problèmes comme ça !
- Justement, les problèmes, parlons-en, parce que toi, tu crois que tout va continuer pareil, comme si de rien n’était ? Une petite crise et hop on repart comme avant dans l’imbécillité générale, consommons, consommons, chacun pour soi pour se faire la belle vie, tenter d’échapper au monde des perdants, qu’ils pensent !
- Ohhhhhhhh, là, il faudrait pas faire son intéressante, parce que, franchement, tu t’es vu derrière ton clavier, hein ! Tu sais d’où il vient ton ordinateur ? Tu sais comment il est fabriqué ?
- Ouais, je sais.
- Bon, alors, va falloir te réveiller, tu as une vie numérique à assumer, non de non !
- Mouais, ma vie numérique, je l’aime bien disparate, pas rangée, en fouillis, de-ci de-là, parce que passer son temps à maîtriser cette vie là, c’est du temps perdu ! Aucune utilité pour le futur qui nous attend.
- T’as vraiment de drôles d’idées, toi ! Je voulais juste t’aider, tant pis pour toi si tu ne veux pas m’écouter. Bye !
-  Bye ! Et courage à toi pour rester bien dans les cases !

Appel pour le revenu de vie

“Au delà des clivages sociaux, des corporations, des écoles de pensée, nous, signataires du présent appel, voulons contribuer à provoquer dès maintenant une transformation réaliste et constructive de la société: celle du revenu de vie.
Qu’est-ce que le revenu de vie?
L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses: allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, etc.
Le revenu de vie ne doit pas être confondu avec le RMI, le RSA et autres allocations attribuées de manière conditionnelle. Le revenu de vie, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant, calculé sur la base du PIB du pays, est suffisant pour garantir à chacun une existence décente - quoi qu’il arrive -. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non). Il ne peut être saisi aux plus modestes, mais il entre dans l’assiette d’imposition des plus aisés.” ….
Suite et Appel à signer ici : http://appelpourlerevenudevie.org/

Les initiateurs de l’appel pour le revenu de vie et ses signataires forment un collectif de citoyens indépendants de tous les partis politiques ou groupes d’opinion.
Ce collectif n’a pas d’autre objet que de soutenir cet appel et d’amplifier les voix de tous ceux, experts, militants isolés ou membres d’associations (cf. Wikipedia), qui oeuvrent de longue date, en France ou dans le monde , pour l’instauration d’une forme ou une autre de revenu de vie (cf. Veille internationale).
Le texte de l’appel a été rédigé en français de manière collective sur le site co-ment en tentant d’intégrer toutes les contributions de ces personnes. Il est publié sous couvert de la Licence Art Libre.  Avec cette licence, l’autorisation est donnée de copier, de diffuser et de transformer librement le texte dans le respect des droits des auteurs (le collectif des citoyens pour le revenu de vie).
Le collectif des citoyens pour le revenu de vie n’a pas de représentant particulier. Chaque signataire de l’appel est fondé à en être le porte parole.

Merci de signer cet appel et de le diffuser à vos connaissances par mail et/ou sur vos sites web, blogs, forums, etc …

Les Twollars, monnaie de remerciement, love money …

Superbe expérimentation en direct sur Twitter des Twollars, les adeptes, les testeurs, les contradicteurs, les réfractaires, ça fuse, c’est in vivo.

Je ne vais pas expliquer ce que sont les Twollars ici, allez voir là, tout y est http://www.wikiservice.at/fractal/wikidev.cgi?FR/PinkoMarketing/Twollars , fouillez dans le site.

Ce qu’il y a de formidable dans cette expérimentation - jeu, c’est qu’elle a révélé plein de choses. Il y a ceux qui ont remercié pour du travail effectué, ceux qui se sont marrés, ceux qui ont remercié pour rien (moi ;-) ) , ceux qui n’ont pas voulu joué le jeu, etc …

Dans ce joyeux gazouillis de Twollars, j’ai balancé entre l’enthousiasme, le scepticisme, les doutes et j’ai observé.
Il est vrai que les Twollars sont un peu particuliers, puisqu’ils sont ensuite transformés en dollars sonnant et trébuchant par une entreprise qui va faire œuvre de charité. Nous ne sommes donc pas dans une monnaie parallèle, puisqu’il y a taux de change. Mais dans le bouillonnement de l’expérience, je crois que certains ont oublié ce but et c’est là que c’est intéressant. Oublions un instant les marques, l’entreprise et le projet caritatif.

Dans les détractions de ces Twollars, on ne parle pas vraiment de ça, mais du problème de la comptabilité des échanges. Si on se met à compter ce qui était gratuit auparavant, patatras !
Et c’est vrai, clignotants allumés, danger ! En un sens, Twitter a permis l’expérimentation, mais peut-être que ce n’est pas la plate-forme la plus adaptée.

Rajout : suite à discussion sur Twitter avec Florence Meichel, le rêve qui suit n’est plus de l’ordre du Twollar mais de la love money.

Et cette nuit, j’ai fait un rêve !

Si nous sommes bien dans la love money, la monnaie de l’amour, alors il faut changer de paradigme, faire le saut de l’ange ou le saut de la puce, c’est peut-être juste un petit saut à faire.

Je sens qu’il y a quelque chose d’important là. Difficile à exprimer. Je vais essayer.
Sortons du quantitatif.

Quand j’étais commerçante dans un petit village, tous les mercredis matin, jour du marché, Kiki, trisomique, venait avec son panier faire les courses. Il rentrait dans ma boutique en souriant, me faisait deux gros bisous et disait invariablement ” Il fait beau aujourd’hui !” même s’il pleuvait des cordes. Et il repartait tout de suite pour s’arrêter à la prochaine boutique.
Si j’avais eu de la monnaie de l’amour, je lui en aurai donné des tonnes. C’est que je l’attendais kiki, et s’il n’était pas là, le mercredi, je m’inquiétais, il doit être malade et je me renseignais auprès de sa mère pour savoir si tout allait bien. Et pourquoi Kiki, il n’aurait pas droit à ma monnaie de remerciement ? Le remercier de vivre, d’être là à nous apporter de la joie. Peut-être que ça lui aurait bien servi à Kiki et à sa mère pour parer aux aléas de la vie. Ce n’est pas de la monnaie de charité, oh non, c’est de la monnaie de vie.

Et le pain, comment je le paye mon pain avec cette monnaie ? C’est là où il faut faire le saut, je n’achète plus le pain, je remercie le boulanger d’avoir fait du pain. D’ailleurs, je ne sais pas vous, mais je dis toujours merci au boulanger quand il me tend le pain contre mon argent. Je n’ai pas l’impression de dépenser de l’argent. Dans ma tête, je lui suis reconnaissante d’avoir pétri la pâte.

C’est ça la love money pour moi, alors c’est sûr, si on se met à remercier que la production, la quantité de travail abattue, nous n’irons pas très loin et nous retomberons dans les travers pointés par les réfractaires aux Twollars.

Car je peux aussi remercier la personne en colère, celle qui pointe des choses que je ne veux pas voir, qui peut-être m’ouvre l’œil. Alors, merci pour ta colère, je te remercie.

Et je peux même remercier les erreurs, les échecs qui au final ont servi à la communauté. Remercier les faiblesses, remercier pour rien.

Je vais loin là certainement, idéaliste, utopique … Que sais-je encore ?

Et vous direz et celui qui reçoit et qui ne redonne jamais cette monnaie. Mais il va étouffer ! Si, on ne peut pas garder l’amour, c’est impossible ! Qu’est-ce qu’il va en faire, elle ne vaut que dans le partage, cette monnaie ne peut pas être gardée dans un coffre.

Et celui qui ne fait rien, à qui on donne rien ? Heu, je ne sais pas si cela peut exister avec cette monnaie. Dès la naissance, le petit humain quémande l’amour pour ne pas mourir et en retour il aime très fort. Alors à partir du moment où on aime, comment pourrait-on ne pas donner et recevoir ?

Tout ce que je dis là est à l’état brut, une sorte d’intuition, c’est que je pense que nous ne pouvons pas comprendre cette monnaie si on ne fait pas ce changement dans la pensée. Bien sûr, il ne faut pas être dupe, réfléchir. Mais si nous restons dans le vieux schéma de la monnaie avec ces monnaies là, cela peut être terrible, nous devons la penser autrement.

Black Out du Net

APPEL HADOPI : «black-out» du Net français
Toutes les informations ici :
La Quadrature du Net

et pour illustrer une chanson de JCFrog :


The Hadopi Song from jcfrog on Vimeo.

Merci JCFrog !