mai 31

Le redressement improductif vs le revenu de base

Préambule: attention ce texte n’est pas fait pour la masse mais pour la réflexion individuelle , il n’aura sans doute pas de portée électorale …

Tout est dit dans cet article du Monde :

« Vous êtes depuis deux semaines au gouvernement, savez-vous désormais ce qu’est le redressement productif ?

Arnaud Montebourg: Le redressement est le fait de relever ce qui est à terre. »

Que c’est triste cette vaine tentative de revenir dans le passé ! Est-ce qu’il manque de vision ? De courage ? Qu’est-ce qu’il se passe dans leurs têtes ? Est-ce si compliqué de voir le nouveau monde qui se profile ?

Engagée depuis quelques semaines dans cette campagne des législatives au Parti Pirate, j’ai réfléchi, j’ai discuté, j’ai vu … que pour être élu (quel terme d’ailleurs?) en politique, il faut faire du ciblage marketing comme pour une marque de lessive. Je le savais déjà, mais s’il fallait confirmation, je l’ai. Voilà comment pense actuellement la majorité, je dis bien, la majorité des politiques. Le citoyen de base, électeur de base, gens de base, quoi, doit avoir un message facile à comprendre qui réponde à ce qu’il désire. Biaisé dès le début ! Qu’est-ce que l’on sait du désir des gens ? Parce que dès le début, c’est formaté d’avance, nous sommes actuellement dans l’industrie politique, qui considère le peuple comme une masse, un troupeau, c’est plus facile à diriger. Et ça marche pas trop mal. Pourquoi l’électeur choisira-t-il cette marque de lessive plutôt qu’une autre ? Grâce à l’industrie médiatique ou à la propagande de masse si vous voulez. Lisez Propaganda de Edward Bernays, le neveu de Freud, ça vous donnera une idée.

On vous a dit que vous voulez de l’emploi, on vous vend de l’emploi ! Vous voulez de l’emploi, vous en êtes sûrs ? Avez-vous bien réfléchi ? C’est d’un emploi que vous voulez ou de l’argent que procure cet emploi ? Ou de la fierté que vous procure cet emploi ? Ou de la reconnaissance que vous procure cet emploi ? Ou de la sensation que vous êtes bien adaptés au circuit social ? Ou même du désir d’oeuvrer utilement ? Derrière l’emploi se cache bien d’autres désirs. Derrière la revendication proclamée de l’emploi se cache autre chose, plus profond, plus humain, une envie de faire société. Et si on pouvait faire société quand même avec moins d’emploi ou disons avec une autre vision de l’emploi ? Cela ne vous est jamais venu à l’idée ?

Personnellement je ne sais pas ce que vous voulez. Je ne suis pas là pour imposer mes idées ou vos idées mais pousser la réflexion en avant. Est-ce qu’un politique peut faire ça ? Aider les gens à savoir ce qu’ils veulent vraiment ? S’entraider pour trouver les bonnes informations non biaisées qui nous aideront tous à trouver du sens à faire et à être.

Parce que ce discours tenu par Mr Montebourg, manque cruellement de sens ! Même élus, ils continuent à parler à la masse, à croire que ce qu’on vous a dit de croire est bien ce que vous croyez. Oui, phrase à relire au moins deux fois :)

Sachez que le plein emploi est un leurre, un miroir aux alouettes qu’on agite devant vos yeux blasés. L’emploi industriel et même tertiaire, tel qu’il est conçu est amené à disparaître. Et c’est d’ailleurs pourquoi il disparaît année après année. Nous avons inventé des machines pour nous soulager du travail à effectuer. Un tracteur avec une seule personne suffit pour un champ où il fallait au moins 100 personnes auparavant. C’est une réalité, ça. La production n’a plus besoin de tout le monde. Certes, il y a des délocalisations mais qui ne font que repousser la problématique dans d’autres pays. Si vraiment les ouvriers du sud-est asiatique étaient si heureux d’avoir piqué le travail aux riches occidentaux, on se demande bien pourquoi ils font grève, ils revendiquent plus de salaire, de temps de repos etc … et ils risquent la mort pour cela. Et vous, vous voulez encore et encore des usines ? Mais pour QUOI faire ?

C’est une question centrale que nous occultons le plus souvent. Disons que personne n’a intérêt à se la poser parce que là, oui enfin, nous progresserons et cela demande du courage, de la volonté, de l’autonomie et de la responsabilité. L’Etat Providence ne peut pas faire cela. De quoi avons-nous besoin réellement pour vivre bien sans impacter l’environnement et notre santé et notre bien-être ensemble? Question centrale, encore.

Il existe pourtant une mesure très simple à mettre en œuvre, une mesure économique et sociale à la fois, c’est le revenu de base.

Je milite depuis 3 ans activement pour l’instauration d’un revenu de base, une somme d’argent allouée à chaque citoyen, de la naissance à la mort, individuellement et sans aucune condition. Avoir un revenu de base assuré, les besoins primaires couverts, permet de se libérer du travail inutile pour enfin permettre de trouver sa voie et participer à la société. C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour sortir du marasme. Solidarité, personne n’est laissé de côté et liberté, chacun est libre de gagner plus de revenus.

Au début, quand on entend parler de cette idée, plein d’objections viennent à l’esprit, un peu les mêmes d’ailleurs que lors des discussions qui ont eu lieu en 1936 pour instaurer les congés payés. Les deux principales sont : « mais ils ne vont plus rien faire » et « qui va payer, c’est pas possible ! »

Rester sans rien faire ? Nous sommes là dans la peur de l’autre. Un sondage en Allemagne demandait « vous continuerez à travailler avec un revenu de base ? » plus de 80% ont répondu « moi oui, mais les autres, non … » Voyez l’ironie … le manque cruel de confiance en l’autre.

Qui va payer ? On paye déjà beaucoup de choses, vous ne trouvez pas … mais il suffit de faire bouger les lignes comptables pour démarrer en douceur sans aucun prélèvement supplémentaire. De nombreux économistes ont planché sur la question, comme Jacques Marseille, Yoland Bresson, Marc de Basquiat et d’autres …

Soyez curieux maintenant, si vous avez envie d’en savoir plus sur le sujet. Tous les documents ou presque sont disponibles sur Internet. Lisez, apprenez, partagez, discutez … c’est un long chemin que l’émancipation. Internet nous offre cette possibilité d’être moins idiot, profitez-en, ne faites pas d’Internet un outil de consommation béate comme la télévision. Participez, contribuez aux discussions sur Internet et autour de vous, débattez, reprenez en mains les idées.

Les mots clés à rentrer dans un moteur de recherche sont : « revenu de base » « revenu de vie » « revenu d’existence » « allocation universelle » …. vous en trouverez d’autres. Et amis lecteurs, n’hésitez pas à mettre des liens intéressants en commentaire ! :)

Et vous verrez que c’est un changement complet de paradigme, qui touche aux fondements de nos vies quelque peu prisonniers de ce système qui se meurt. Et bien sûr un changement qui remet en cause aussi la fiscalité et la création monétaire, création dont nous sommes dépossédés.  Le revenu de base mériterait d’être débattu à l’Assemblée Nationale, tiens !

En tout cas, je suis allée à Bruxelles, au Parlement, le mois dernier, pour organiser avec plein d’autres citoyens européens, la mise en place d’une pétition dans le cadre de l’initiative citoyenne européenne  .

Si tout se déroule bien, cette pétition pour le revenu de base sera lancée en septembre 2012 et nous aurons un an pour récolter 1 million de signatures. Et si cela marche, enfin, le revenu de base sera débattu au Parlement Européen.

Et si on mettait le même système en place au parlement français pour toutes sortes d’initiatives ? Que l’on puisse discuter à partir des besoins exprimés par les citoyens ? Au Bundestag Allemand, c’est déjà en place. Et, en Allemagne, le Parti Pirate a mis le revenu de base dans son programme officiel. Et ils sont en passe de devenir la troisième force politique du pays ! On avance, on avance … :)

Tout citoyen peut amener sa pierre pour créer de nouvelles constructions sociales. Nous sommes des êtres sociaux de nature. Débattons et discutons des solutions nouvelles.

On dit que le Parti Pirate, en France, n’a pas de programme complet économique et social. Il est vrai qu’il y a pour l’instant des idées en discussion, en processus, rien n’est imposé, ça se construit. Mais à ce stade déjà est pensé l’essentiel, reprendre la démocratie en mains. Prendre le pouvoir de nos vies. Nous parlons de liberté et donc de responsabilité associée, avec quelques piliers indispensables puis des lignes directrices à trouver tous ensemble.

Grâce à Internet, nous apprenons à nous organiser différemment, nous avons des solutions inédites pour traverser en douceur les écueils de ces crises en tout genre (on nous les vend encore ces crises), profitons-en !

Vraiment, si vous voulez retrouver l’enthousiasme (souvenez-vous quand vous étiez enfant!), et repensez votre rôle dans la société, votez Pirate ! :D

mai 28

Rencontre avec Laurence Massat

Comme j’ai relaté ma rencontre avec d’autres candidats de la 3ème circonscription, je me dois de faire  un petit compte-rendu ici.

Laurence Massat est candidate centriste (centre droit) parti radical et nouveau centre. Nous avons bu un verre dans un bistrot place Saint-Etienne. Moment très sympathique ! Elle a été très curieuse et ouverte aux idées du Parti Pirate et à mes idées. J’avoue que j’ai plus parlé qu’elle, elle m’a vraiment écouté :) . J’ai été surprise, mais nous nous rejoignons sur beaucoup de points, notamment la liberté et la responsabilité qui va avec, le besoin urgent d’un renouveau de la démocratie, la sclérose des élus actuels. Agréable de pouvoir discuter liberté, c’est assez rare, un point bien négligé par les partis en place. Bien sûr des divergences aussi, heureusement ;) , sur le fichage des citoyens, en particulier. Elle a du mal à voir encore les implications dangereuses que cela peut avoir avec le numérique. Nous n’avons aussi pas vraiment évoqué au final des points pouvant être divergents, comme peut-être sa vision d’éponger la dette, sa vision de la cohésion sociale,   …

Le revenu de base l’a particulièrement intéressé, elle a bien compris la puissance de ce levier libérateur pour trouver une économie adaptée aux temps actuels.

Pour conclure, enchantée par cette rencontre, Laurence Massat est une femme enthousiaste et qui a envie comme moi de donner un souffle nouveau à notre démocratie. C’est une candidate citoyenne, la politique n’est pas sa profession, serait-ce peut-être ce qui nous rapproche ?

 

 

mai 20

Retour sur les rencontres avec François Simon et Alain Fillola

Sur la troisième circonscription, je ne vous apprends rien, Alain Fillola a décidé de se présenter en « socialiste indépendant » contrant ainsi les accords PS EELV représenté par François Simon. Leur ambition à tous les deux est de battre Jean-Luc Moudenc UMP.

Nous nous sommes rencontrés, à leurs demandes, l’un dans un bistrot place du Salin, l’autre dans un bistrot place Saint-Etienne, au coeur de la 3 ème circonscription donc :) . Ils sont venus tous deux avec leur équipe de campagne, moi, avec Ludovic Roif, suppléant. J’ai été ravie de ces rencontres, tous deux à l’écoute, curieux de notre programme et de nos désirs politiques. Cependant, j’ai ressenti (ceci est très personnel) chez l’un une baisse de la fibre politique, chez l’autre une ambition très affichée. Je vous laisse deviner ;) .

Tous deux m’ont appris des choses très intéressantes, comme l’interdiction dans les années 70 de pouvoir emprunter à plusieurs pour des habitats collectifs (je ne savais pas) empêchant ainsi des solutions intéressantes en habitat partagé, ou la difficulté de mettre en place la démocratie participative, les habitants, ne sachant pas, ou ne voulant pas participer à des réunions publiques qui ont pourtant bien lieu. Je les ai interpellé sur la notion du mandat de député, trouvant que tous deux se focalisent trop sur Toulouse dans leur campagne, alors qu’il s’agit d’un mandat national. L’un m’a dit que les électeurs attendent cela, l’autre qu’il était important d’avoir un ancrage territorial. Et pourtant Mélenchon, hein, qu’est-ce qu’il va faire à Hénin-Beaumont, hein ? Tiens, je n’ai pas de nouvelles de Martine Croquette FDG, je serai ravie de la rencontrer aussi …

Mon sentiment ? Mon réel sentiment ? Ce sont tous deux de très sympathiques messieurs, mais vieille école, vieille façon de concevoir la politique et la société. Hélas, pour sortir des crises successives dans lesquelles nous sommes empêtrés, nous avons besoin de sortir maintenant des cadres de pensées habituels. Avec 3 allumettes on peut faire un carré, si ( http://www.volja.fr/tag/allumettes ) ! Il est temps de se réapproprier la démocratie, dans un monde en pleine turbulence, « nous ne résoudrons pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendré ». Ce serait d’Albert Einstein … :)

Au Parti Pirate, nous ne savons pas encore quel sera notre score le 10 juin, mais si nous tentons de pirater la politique, nous sommes autant ravis d’être piratés, pour que le monde bouge et dans le bon sens ! Pour cela, ce serait plus facile si vous votiez pour vous/nous ! :)

mai 13

Les circonscriptions pirates de Haute-Garonne

Je sais bien, vous voulez voter pour moi :D , mais pas sûr d’être dans la 3ème circonscription ?

Par ici, la superbe carte pour vérifier:

La superbe carte faite par un pirate

Hé, oh, mais il y a plein de pirates ! Alors, ce n’est pas grave si vous n’êtes pas dans la 3ème, ils sont presque partout ! Votez pour eux ! :)

Et hop, une autre carte pour la France, ils sont vraiment partout !

mai 13

Le mot de Ludovic Roif, suppléant

Je m’appelle Ludovic Roif. Né en région parisienne, je suis passé par des études de commerce à Reims puis deux années à Londres avant de rejoindre à nouveau Paris, où j’ai travaillé dans le secteur naissant d’Internet. J’ai déménagé dans la ville de Toulouse en août 2009. Je venais d’avoir 40 ans et l’envie de vivre une autre vie. J’ai découvert une ville à échelle (encore) humaine, un rythme plus calme. J’ai rapidement aimé ses fontaines où l’on se retrouve le soir pour échanger autour d’un verre, cette jeunesse gaie et vibrante venue des 4 coins du monde pour étudier, toutes ces personnes qui montent des associations, créent des festivals, se lancent dans des entreprises. J’y ai vu une ville qui veut conserver ses racines tout en contemplant l’avenir et ses innovations avec positivisme.
J’y ai vu surtout des personnes passionnées par leurs activités, prêtes à beaucoup d’initiatives, même à participer à un parti qui possédait quelque chose comme 10 adhérents dans la région au début … C’est ainsi que j’ai rejoint le Parti Pirate… emmené par l’enthousiasme de Carole Fabre avec qui je partageais déjà plusieurs idées.
Mais c’est aussi le rêve qui m’a  attiré au Parti Pirate. Dans Parti Pirate, il y a d’abord pirate :  l’image du pirate voguant sur les océans selon ses propres lois, épris  de liberté, allant droit face aux vents, à la recherche de trésor, pas  vraiment comme un but en soi, mais plutôt comme prétexte à un chemin  d’aventure. Voilà sans doute pourquoi j’ai rejoint ce mouvement … un  appel à retrouver de la poésie, à construire un autre monde … Utopie ? Oui bien sûr, et je revendique même l’importance de créer de nouvelles utopies. Admirateur de Henri Laborit, biologiste reconnu pour son  travail sur les maladies psychosomatiques, j’ai gardé en particulier de  son travail, le besoin absolu de fuir quand les circonstances de vies deviennent bien trop difficiles. Et il est possible de fuir de nombreuses manières, en s’inhibant, en se suicidant concrètement, en  s’assommant de drogues (alcool, médicaments, travail) ou bien et c’est  la solution que je retiens en étant créatif. L’être humain est  d’abord un être d’action. Il possède un cerveau pour l’aider à choisir  la bonne action, pas à rester dans la non-action.
Et le Parti Pirate propose justement d’agir différemment. C’est un appel à revisiter nos mythes, nos croyances pour ouvrir vers de nouveaux horizons. Sortir de l’ère de la  possession pour entrer dans celle du partage notamment, qui remet au goût  du jour un élément central dans ma vie, la notion de convivialité (dans le sens «vivre ensemble»). Alors oui j’ai rejoint le Parti Pirate pour participer à l’élaboration de nouvelles convivialités.