Respect et management

Je me suis amusée à regarder d’un peu plus près le site http://notetonentreprise.fr . Ce n’est certainement pas très représentatif encore et est-ce que ce le sera ? Je ne sais pas. Mais on distingue déjà dans les discours bien des choses, que ce soit en positif ou en négatif.
Hormis les revendications sur le salaire et les perspectives d’évolution, les mots qui ressortent le plus sont “respect” et “management”.

En positif : on se sent respectés, considérés, les managers sont attentifs
En négatif : aucun respect pour les salariés, les managers sont nuls

Je ne me permettrai pas de faire de conclusions hâtives, mais il semble que le non-respect soit un élément très fort du malaise au travail. Et c’est bien normal, tout être humain a droit a de la considération, à des égards, être respecté en tant que tel en premier. Le respect viendrait bien avant la reconnaissance. Reconnaissance liée au respect, qui en découle, mais qui n’est pas le critère essentiel.

Et comme les entreprises fonctionnent en hiérarchie, ce sont ceux qui encadrent, les managers qui sont en première ligne de mire. Toutes les récriminations se portent sur eux. Alors comment se fait-il que ce respect élémentaire de l’autre, qui devrait être appris dans toutes les écoles, de la maternelle au MBA, soit si défaillant dans les entreprises ?

J’ai ma petite idée là-dessus, mais je n’en dirai pas plus aujourd’hui !

Des traces après la mort

Je viens de lire avec plaisir le “je(u) de soi” en construction de Sylvie le Bars . C’est exactement ce que je ressens aussi, même si les chemins sont différents.
Et comme je viens de mettre un petit commentaire sur le blog de René de Beauregard à propos de la vanité et que tout redevient poussière, j’ai pensé à la mort.
Que vont devenir toutes ces traces après notre mort ? Peut-être nous on s’en fiche, on sera mort, mais ceux qui nous aiment ?
Et ceux que j’aime, les personnes proches de moi ? Cela ne m’est encore jamais arrivé, mais ça viendra, oui, ça viendra peut-être. Ceux qui ne sont pas dans mon intimité, je ne pourrai rien faire, à part de temps en temps retomber sur leurs traces. Cela doit faire bizarre, non, de lire ou voir les mémoires des décédés. C’est certainement arrivé déjà à beaucoup de personnes.
Et ceux qui sont très très proches, si je leur survis, que vais-je faire ? Laisser leur mémoires sur le web ? Ou aller effacer ce que je peux, si je le peux …si j’ai les mots de passe pour le faire ! Il faudrait peut-être penser à laisser des dernières volontés pour le web, non ? Allez, laisse toutes mes traces se perdre dans le world wide web ou, s’il te plaît, je te donne mes mots de passe, va effacer ce que tu veux, ou ce que je veux, voici mes dernières volontés pour le WWW. C’est peut-être idiot, je n’en sais rien …
Il y a aussi toutes les traces que l’on a laissées, oubliées, perdues … à jamais. Et un jour, quelqu’un de proche tombera dessus par hasard, le sourire nostalgique ou la larme à l’œil … ou bien plus tard un descendant les verra avec plaisir, une valeur ajoutée pour l’arbre généalogique … ou un inconnu les trouvera comme une curiosité historique …

Il est vrai qu’avant le web, ces questions se posaient uniquement pour les héritiers de gens célèbres. Je publie ses lettres ou non. Qu’est-ce que je fais de son dernier roman inachevé ? Avec le web, tout le monde est célèbre pour quelqu’un. Toutes ces traces laissées involontairement ou non, elles sont bien là, imprimées dans le virtuel, à tout jamais ?

De mon ancien métier d’antiquaire, j’en ai vu des traces, des milliers de traces, mais ce n’était que papiers, photos, à l’abandon. Oui, bien souvent à l’abandon. Et ensuite brûlées, sauf si un intérêt historique en ressortait. J’ai vu aussi les gens jeter, brûler, tout le passé, beaucoup, énormément. De par mon éducation, j’ai toujours été attaché au passé, à faire attention aux aïeux, et j’avoue avoir été très surprise au début de ce dédain pour le passé. Mais c’est une réalité, j’ai bien vu de nombreuses familles jeter et jeter, brûler et brûler, et même parfois des “objets” dignes d’intérêt historique. J’ai vu toutes ces lettres, toutes ces photos, tous ces carnets de voyage, de cuisine, de vie … partir en fumée.
C’est peut-être pour cela que je m’interroge sur toutes ces traces laissées après la mort sur le grand réseau mondial. Quel changement ! Une véritable mutation des feus humains.

Réseaux et transparences, le mythe

Les réseaux, la toile, la grille, tout est tramé, tissé. L’art du tissage, art sacré chez les peuples premiers. On lie, on relie, on fait des nœuds, dans tout tissage il y a des nœuds. On tisse des fils, des fibres, on croise et on entrecroise. Et pour maintenir le tissage, on noue à des endroits stratégiques, aux points de croisement, pour mieux repartir, continuer le tissage. Sans fin, on peut tisser, nœud après nœud. La trame, c’est la base, chaque fil a son importance, c’est lui qui amènera la couleur, le dessin, le design, une vision de l’ensemble. Le nœud, c’est l’arrêt obligatoire, la bifurcation nécessaire, pour continuer la création, la récréation ensemble dans un ensemble maintenu.

Et nous aurons beau rendre les fils les plus transparents possibles, tramer le tulle, le voile, le plus léger possible, ce sera toujours un filet noué aux mailles très fines. Il y a toujours des nœuds. Et on ne peut pas voir à travers un nœud, il faut le dénouer et si on le dénoue, la toile fout le camp. Elle se défile, l’ouvrage se défait. Ce n’est plus alors la toile que l’on voit mais autre chose. On ne peut jamais voir à travers la toile entière à cause des nœuds. Les fils du réseau, au moment où ils se nouent, se cachent. Si on tire sur le fil noué, le réseau disparaît.
C’est tout l’art du tissage.

Raconter des histoires, oui, mais se raconter des histoires, vraiment ?

Après avoir lu l’article du Monde du 4 avril 2008, “autofiction” de Christian Salmon , à propos de la dernière Fiat 500 et son site web associé, je suis allée voir le site en question.

A priori, tout cela est fort sympathique, très web 2.0. Chacun peut s’exprimer en mots, en images, des trouvailles sympas d’animation de vente. Presque le club Med ! Je n’ai rien contre la Fiat 500, certainement une bonne petite voiture de ville et qui rappelle tant de souvenirs.
Et je n’ai rien contre les voitures non plus, c’est vrai que la liberté de se déplacer qu’elles procurent est devenu un vrai besoin.
Alors le web 2.0, oui, mais pour un vrai projet dans le changement obligatoire à amorcer dès maintenant dans les moyens de transport. Des échanges entre ingénieurs, ouvriers, consommateurs-amateurs experts ( il y en a ), des échanges de plans, des échanges d’idées, du travail en commun, du matériau premier à la voiture finale. Pas du web 2.0 de pacotille.
Je voulais critiquer ce marketing, ce rêve de société, prédateur de nos âmes, qui ne change rien à rien, ni le mode d’énergie, ni le mode de travail dans les usines, ni rien de rien. Juste un envahissement supplémentaire des esprits déjà formatés. Alors je suis allée sur les forums auto, voir ce “qu’ils en disent”, tenter de trouver une critique, quelqu’un qui dirait, nous, on veut des voitures sans pétrole, nous on veut, des ouvriers heureux qui fabriquent ces voitures, nous, on veut, comme dans notre imaginaire futuriste des années 60, des voitures anti-gravitationnelles qui volent au-dessus des villes, nous, on veut ….
Et puis rien, rien de tout ça. Que des gens heureux, des fous de voitures, des nostalgiques, des customisateurs, des clients heureux, quoi ! Et finalement, c’est bien normal, on aime être heureux et fiers de nos achats. Et ce site dédié à la Fiat 500 nous laisse l’impression d’avoir participer à sa réalisation, au rêve qu’elle devrait nous procurer, à la magie d’Harry Potter. Je deviens artiste, conteur, je rêve. Ma petite voiture, je l’aime, avec ses gadgets associés. C’est ma petite voiture, gare à celui qui en dira du mal ! Laissez-moi dans mon rêve, on me dit que la terre va mal, que le pic pétrolier est atteint, mais laissez-moi dans mon rêve, on me raconte des histoires, j’aime ça, et je peux même me raconter des histoires. La boucle est bouclée.
On ne raconte pas des histoires, on se raconte des histoires, histoire de mieux supporter la réalité que l’on ne veut pas voir, ni entendre. A moins que tout aille bien, c’est vrai, peut-être que tout va bien …

Désobéir et repenser les vieux concepts

 A écouter :

JM Pelt et Michel Serres, samedi 5 avril 2008, dans l’émission CO2 mon amour, France Inter 

Nous sommes locataires de la terre, repenser le droit de propriété !

Julie et les mondes virtuels

A lire ici dans fabliaux

Celui qui ouvrait les vannes

A lire ici dans Fabliaux

Entreprise 2.0 et après ?

cascade03_bis.jpg Entreprise 2.0 et après ?

Il me manquait des éléments pour essayer de dire ce que je ressentais depuis un moment sans savoir l’exprimer encore, c’est à dire, une fois l’esprit travail collaboratif, participatif, réseaux sociaux, l’entreprise 2.0 quoi, est effectif, que se passe-t-il après ? Des employés plus motivés, heureux de travailler plus collectivement dans le partage des connaissances, plus respectueux les uns des autres car plus connectés ? Des innovations possibles par la connexion “presque organisée numériquement” des idées de tous ? Quoi d’autre ? C’est tout ? Mais c’est déjà énorme, me direz-vous, mais quoi d’autre ? C’est vraiment tout ? Ne dit-on pas que l’entreprise doit actuellement se réorganiser complètement pour survivre dans un monde de plus en plus complexe, innover de plus en plus rapidement, répondre en temps réel aux problèmes, aux défis ? L’entreprise 2.0 serait alors une des solutions possibles.
Mais cela veut dire quoi ” survivre dans un monde de plus en plus complexe, innover de plus en plus rapidement, répondre en temps réel aux problèmes, aux défis” ?

L’interview de Michel Serres (voir post précédent) et la lecture du billet de Bertrand Duperrin et de la culture du social computing chez P&G m’ont fait faire la connexion ce matin entre les deux.

Je ne vais pas encore porter un jugement sur P&G, après Ebay et PSA, on va penser que je suis anti grosse entreprise, non, je ne suis pas anti, j’essaie simplement de voir le réel, de décortiquer derrières les apparences, j’essaie, c’est tout. Donc sans porter de jugement, on peut dire que P&G est un des plus gros pollueurs de la planète, qu’ils pratiquent des tests sur les animaux et qu’ils sont un des plus gros fournisseurs du monde en lessives, cosmétiques, peintures, etc …et que nous utilisons tous ses produits un jour ou l’autre. On peut dire aussi que P&G essaie de prendre le virage développement durable, comme la plupart des grosses entreprises d’ailleurs (il n’y a qu’à voir les publicités “vertes” qui font fureur chez tous), et qu’il existe bel et bien chez eux cette volonté apparemment. Allez voir leur site et autres communications vertes de leur part, des liens à foison vous en trouverez.

En mettant en œuvre réellement le social computing que ce soit avec les employés ou avec des collaborations externes pour une véritable entreprise étendue (ils font ça aussi et c’est une très bonne initiative), P&G pourra-t-il vraiment innover pour un monde plus sain ? Est-ce vrai ? Qu’est-ce qui est recherché en priorité le bien être de la planète ou le bien être des actionnaires ? Les deux à la fois, est-ce possible ? Le brevet, propriétaire, peut-il œuvrer aux changements attendus (de nombreux procès ont lieu chaque année) ?
Si je suis employé chez P&G au design des produits par exemple, je sais qu’il faut la jouer vert aujourd’hui pour vendre, je vais mettre le paquet ( sans jeu de mot ;-) ) pour que le design ou les recommandations inscrites sur l’emballage soient bien de l’ordre du développement durable. Mais est-ce que je suis conscient que ce fameux produit, malgré les efforts, est encore bel et bien un gros pollueur de cours d’eau ? Et si j’en suis conscient, je fais quoi ? Je le dis sur un des blogs de l’entreprise, sur Facebook, où je me la ferme pour garder mon emploi ? Ou bien encore, j’ai peut-être été drivé pour penser que de gros efforts sont fait dans ce domaine (d’ailleurs, regardez nos belles actions pour l’eau / oui, les BA sont comprises dedans) et que Rome ne s’est pas fait en un jour. Patience, donc, on y vient, mais pas tout de suite. Alors, je prends mon mal en patience, si j’en suis conscient, parce que sinon, hein, il n’y a pas de chat à fouetter, et je continue à travailler chez P&G dans une ambiance certainement plus sympathique que dans d’autres entreprises, donc patientons. Oui, mais combien de temps ? Elle va être faite quand la révolution verte ? Si je salis ce que je m’approprie ( pas encore lu le livre de Michel Serres, mais je dois être proche …), si je continue à breveter, à penser que la terre m’appartient et à penser que la terre n’est pas un bien commun, elle va se faire quand l’évolution écologique ?

Si on doit répondre en urgence à des problèmes de plus en plus complexes, on va attendre combien de temps pour dépolluer la planète ? C’est urgent ou ce n’est pas urgent ?

L’entreprise 2.0 alors, et après ? C’est pour quoi au juste ? Elle est où la force des réseaux sociaux pour faire pencher la balance ? Les entreprises sur Second Life ou sur Facebook, bien, et alors ? Cela change quoi ? Des employés plus solidaires, des employés plus attachés à leur entreprise, le sens du collectif plus fort, le sens de l’individu aussi plus fort car enfin reconnu, oui, tout cela est très important, mais ensuite ? Heureux d’innover, d’apporter des solutions, mais si “en haut” on me demande toujours d’être le participant à l’élaboration d’un produit final qui n’est pas bon, comment je fais pour m’en sortir “moralement” parlant ? Et si le stress au travail était dû au fait de cette énorme contradiction ? On affole, on fait des Grenelles, on dit partout que le réchauffement du climat va nous anéantir, que tous les cours d’eaux sont pollués, et le travailleur, il fait quoi, le travailleur ? Il continue chez P&G vaillamment son petit travail, soit il ferme les yeux, soit il ouvre les yeux et là en général cela fait très mal. J’ai beau être l’employé le plus respecté au monde, si j’aide au développement d’un produit le moins respectueux au monde, il y a comme un dévissage dans la tête, une contradiction insurmontable.

Mais, espérons, possible que cela fasse surgir de nouvelles consciences, de nouvelles urgences, des pressions bien réelles qui fassent virevolter à 180° les entreprises.
3000 Facebookers se sont bien déplacés à Paris pour se “freezer” sur place, 3000 employés pourraient alors se réveiller et dire qu’ils veulent à partir de maintenant travailler pour des produits résolument non toxiques ! Alors, dans le sens dit par Michel Serres dans la vidéo, bel et bien une utopie ?

PS : et le consommateur ? Je vais me prendre en exemple, attention, hélas, peut-être, je ne suis pas une pur jus écolo et comme beaucoup pétrie de contradictions aussi … Dur dur la déprogrammation ! J’utilise bien de temps en temps des noix de lavages, mais je continue à utiliser aussi ma lessive préférée hypo truc et sans phospho truc et autre, mais tout de même de chez Henkel, le concurrent à P&G, bien que les produits de base soient bien souvent les mêmes et qu’ils travaillent de temps en temps main dans la main en se revendant tel ou tel marché. Et idem, ils font dans le “sustainable” et idem, on peut se demander si c’est vrai de vrai ou si, c’est qu’il est impossible aujourd’hui pour une entreprise de ne pas avoir de département développement durable, inconcevable même. Bref, je suis consciente que ma lessive, même si sans et sans, est bel et bien polluante. Et oui, mais elle lave bien, programmé par la bonne odeur de propre (arghhhh), j’ai du mal à m’en défaire. Dingue ! Et puis si tout le monde se met aux noix de lavage, ce ne sera pas soutenable non plus écologiquement parlant, nous sommes trop nombreux et il n’y aurait pas assez de place pour planter tous ces arbres, comme le biocarburant, un très mauvaise bonne idée à grande échelle. Il existe aussi d’autres lessives plus respectueuses de petits fabricants, mais est-ce que ça lave aussi bien ? Oui, non ? Est-ce à nous consommateurs de délaisser les “gros” pour les “petits” ? Oui, non ? Alors ?
Je peux aller dire cela dans tous les réseaux sociaux du monde, qu’il nous faut enfin une vraie lessive (et tout autre produits chimiques) fabriquée à grande échelle et qui ne pollue pas, ça va faire quoi ? Beaucoup en parlent, le disent, depuis longtemps d’ailleurs, et à part les départements développement durable, et autres bonnes actions pour la communication, des fabricants les plus importants du monde, le problème est toujours là … Le véritable changement pour une planète en pleine forme n’a toujours pas eu lieu ! Mais on va y arriver, oui, on va y arriver, parce que, au final, nous n’aurons plus le choix … C’est dommage d’attendre d’avoir les pieds au mur, mais c’est ce qu’il se passe.

PS bis : mon compagnon fait aussi la lessive ;-)

Au-delà du propre : la terre, bien commun

  • Je crois bien que je vais m’empresser de me procurer le dernier livre de Michel Serres, “Le malpropre, polluer pour s’approprier ?” Passionnante utopie à partir du sens du mot propre et de l’animalité encore en nous …

Compétitivité et salarié heureux, ménage impossible ?

Après avoir lu ici et ailleurs le communiqué de presse du résultat de l’enquête PSA sur le stress, une phrase de Monsieur Vergnes, DRH du groupe, m’a intrigué !

Extrait :

“Au-delà des cellules de veille censées repérer les situations à risque ainsi que le maintien d’un numéro vert pour pouvoir parler de ses problèmes, le groupe automobile veut aller plus loin. M. Vergne veut notamment limiter la taille des équipes de fabrication à 30 personnes par unité, combattre la démotivation en reconnaissant le travail accompli ou encore faire des évaluations sociales et psychosociales systématiques des chantiers menés.

“Mais il est hors de question de mettre en place des solutions qui remettraient en cause nos objectifs de compétitivité”, a-t-il également prévenu.”

Est-ce à dire que toutes les autres solutions décrites avant ne mettent pas en péril la compétitivité mais qu’il existe d’autres solutions pour rendre le salarié moins stressé mais qui mettraient la compétitivité en péril ? Et c’est quoi ces solutions ? Il serait intéressant de les connaître … oh, juste comme ça pour voir !

Et si avant les objectifs de compétitivité, c’était le vrai bonheur du client avant tout et si ce bonheur du client était admis par tous, puisque le salarié peut être aussi un client. Et ce serait quoi le bonheur du client aujourd’hui ? Ne serait-ce pas une voiture qui utilise une autre énergie que le pétrole ? Et ceci très très rapidement ?

Mais je rêve, oui, je rêve, on a le droit, non ? Je vois des salariés épanouis qui inventent d’autres moyens de déplacement, qui inventent d’autres moyens de s’organiser dans le respect de chacun et ceci sur toute la planète construction automobile, qui font attention  à la provenance du moindre élément jusqu’au bout de plastique, au bout de métal, oui, je vois des salariés qui ont un but, un vrai but, aider à dépolluer la planète pour créer enfin des transports qui s’inscrivent dans un développement vraiment durable, en intégrant ses confrères humains qui au loin participent aussi dans les usines d’Asie ou d’ailleurs. Mais je rêve …